Grâce intérieure, harmonie extérieure

Grâce intérieure, harmonie extérieure

Un jour qu’elle se trouvait dans sa piscine, NIMAY SHETH
aperçoit un paon méditatif dans le soleil couchant et ce spectacle l’a ouverte à la grâce de l’instant présent.

L’autre jour, je faisais mes exercices quotidiens dans la piscine. Alors que je sortais la tête de l’eau après avoir effectué quelques longueurs, j’ai aperçu un paon perché sur un arbre, au loin, qui observait paisiblement le coucher du soleil. Indifférent à la chaleur et à l’humidité qui saturaient l’atmosphère, il semblait prendre plaisir à ce simple et routinier spectacle de la nature. Je suis restée captivée par l’immobilité de l’oiseau, en me demandant comment le règne animal parvenait toujours à être en lien avec la nature alors que nous, les humains, nous luttons continuellement avec cet aspect des choses. Je pouvais sentir un monde de différence entre mon mental agité et l’état détendu du paon.

Alors je me suis mise à un exercice que mon professeur m’avait encouragée à faire pendant mon temps libre :

Entre dans ton cœur et émets la suggestion
que tout ce qui t’entoure – les particules de
l’air, les gens, les oiseaux, les arbres, les fleurs
– est profondément absorbé dans le souvenir
du divin.

La première fois que je l’ai entendue, je n’ai pas pu croire à ce que disait cette phrase – peut-être que ça me semblait trop beau pour être vrai. Mais ce jour-là, après avoir mis de côté mon esprit critique, j’ai émis silencieusement la pensée suggérée et j’ai senti une force subtile emplir tout mon être. J’ai ouvert les yeux et j’ai eu la sensation de faire partie intégrante de ce moment de conscience. Mon esprit agité était maintenant aussi calme qu’une mer d’huile, et j’ai tranquillement levé mon visage vers le ciel pour sentir le soleil couchant. Près de moi, des arbres balançaient leurs branches ici et là, comme s’ils jouaient au chat et à la souris avec le vent. Les plantes et les arbres sont remplis d’un tel amour, me suis-je dit, prêts à se sacrifier ou à jouer, au gré du temps. Les humains, avec leur conscience individuelle, auront-ils jamais la possibilité d’être remplis d’une telle grâce, d’une telle simplicité ? Je me suis rappelé ce profond sentiment d’urgence, cette envie qui me vient, chaque fois que je les rencontre, de ressembler aux villageois dont il émane tant de grâce.

Aujourd’hui, je suis beaucoup plus en phase avec la nature, donc avec moi-même. C’est précieux de pouvoir plonger profondément en moi pendant la méditation et d’en sortir dans un sentiment d’unité avec tout ce qui m’entoure. Imaginez que vous appliquiez cette suggestion dans des moments éprouvants: coincé dans la circulation, en plein milieu d’une dispute avec des collègues. Quel effet avons-nous sur notre environnement lorsque nous irradions une telle grâce et un tel équilibre ? Bien plus, quel est l’impact sur la conscience collective quand nous conservons ce sentiment et accomplissons toutes nos actions avec cette intention ?

D’autres personnes pourront elles aussi se mettre à refléter ou à « s’emparer » de ce sentiment. Lentement, mais sûrement, l’harmonie se développera dans notre existence. Ce ne sera peut-être pas visible à l’œil nu, mais ce sera bien réel dans l’espace du cœur. Par cette inspiration collective, nous contribuerons à l’éveil d’un très beau sentiment d’harmonie au sein de notre vie – pour le bien de toute la planète !

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *