Leçons d’un monde divisé : l’empathie

Leçons d'un monde divisé : l'empathie

CHRIS MEHALOVICH réfléchit à quelques exemples d’empathie et de gratitude vécus dans sa vie quotidienne, et nous met tous au défi d’être plus empathiques.

L ‘autre jour, dans un grand magasin, j’ai remarqué un garçon d’environ huit ans: il avait les jambes appareillées et marchait avec une canne ; il souriait en parlant avec sa mère et semblait très heureux. Le sentiment qui me vint immédiatement fut de l’empathie à son égard, puis de la gratitude pour la vie privilégiée qui est la mienne. Ce jeune garçon était frappé par ce qui pour la plupart des gens serait une terrible épreuve, pourtant ça ne lui avait pas enlevé son sourire. Ce qu’il enseignera de son vivant, c’est ce que la plupart d’entre nous rêvent de pouvoir faire. Les personnes qu’il croisera sur son chemin ressentiront immédiatement de l’empathie et recevront une fantastique leçon d’amour, d’humilité et de gratitude. Ses ondes positives toucheront des milliers de gens tout au long de sa vie. Que Dieu le bénisse !

Cette leçon d’une grande portée est facile à discerner et à ressentir. Mais d’autres leçons moins évidentes nous sont proposées quotidiennement ; il suffit d’enlever nos œillères pour les voir. Chaque nouvelle rapportée par les médias nous incite à l’empathie, mais il nous faut approfondir notre regard, car ces nouvelles pour la plupart sont souvent violentes, présentées sous un jour sensationnel et nous laissent déprimés. On n’y trouve rien de positif, pas de solution, seulement une lourde négativité. Mais si nous regardions les choses de plus haut, tout cela nous apparaîtrait comme une magistrale leçon d’empathie. Et si j’avais un proche parent dans les forces armées qui avait fait la guerre, vu ses amis se faire blesser ou tuer, et était rentré chez lui avec des troubles mentaux dus au stress post-traumatique ? Ou encore si un ami ou un membre de ma famille était ridiculisé, battu ou tué par un policier, pour la seule raison de ne pas avoir la même couleur de peau ?

Il est temps que nous apprenions à nous mettre à la place des autres, de tous les autres. Chacun de nous a une vision différente de la vie selon ses expériences passées, son éducation, son mode de vie, sa formation et son lieu de naissance. Il est temps que nous nous respections les uns les autres, que nous nous considérions tous comme frères et sœurs, et que nous réalisions que chaque homme, chaque femme, chaque enfant a quelque chose à nous apprendre. Il est temps d’agir plus grand, de penser plus grand, d’être plus grand !

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