Les anti-oxydants à absorber sans modération

Les anti-oxydants à absorber sans modération
FÉLICIE TOCZÉ nous revient avec ses excellents conseils en nutrition et une de ses délicieuses recettes.

On entend beaucoup parler d’« anti-oxydants», d’«oxydation cellulaire» ou encore de « radicaux libres », mais qu’est-ce que cela signifie au quotidien?
Vivre sur cette planète, dans la société qui nous entoure, dans le monde humain qui est le nôtre, induit de nombreux stress et pollutions qui amènent notre organisme à produire des radicaux libres. Ceux-ci ont un impact négatif sur notre santé car ils s’attaquent aux lipides qui sont des constituants de nos membranes cellulaires, en particulier les précieux acides gras poly-insaturés, les oméga 3 et 6. Ils peuvent également s’attaquer aux protéines, comme le collagène de la peau, les protéines de transport ou encore les hormones. Les radicaux libres perturbent donc le fonctionnement des cellules et sont à l’origine de nombreuses pathologies de dégénérescence. Plus couramment, ils sont impliqués dans les mécanismes du vieillissement.
Ces radicaux libres peuvent être d’origine externe ou interne à notre organisme. Pensons à toutes les substances chimiques inhalées (pollution automobile, atmosphérique ou tabagique, peinture, désodorisants), avalées (alcool, additifs alimentaires, résidus phyto-sanitaires) ou inoculées (métaux lourds des vaccins) ainsi qu’aux rayonnements électromagnétiques, qu’ils soient naturels, comme le soleil, ou artificiels, tels
les rayons X.

Quant aux radicaux libres internes, ils sont produits en plus grande quantité lors d’excès alimentaires, de défense contre une infection, une inflammation ou un stress.

Nous avons donc de nombreuses cartes en main pour améliorer notre réaction aux agressions quotidiennes que subit notre organisme: apprendre à gérer son stress, faire le choix de produits écologiques, protéger sa peau des rayons du soleil, etc., et bien sûr, mieux se nourrir.

Depuis deux milliards d’années, les organismes se sont adaptés en se dotant de systèmes de défense contre les radicaux libres : on les appelle les anti-oxydants.

Consommer autrement et voir l’alimentation sous un angle nouveau peut nous permettre de retrouver les qualités premières de ce que nous offre la nature. Elle nous permet en effet de sélectionner des ingrédients bénéfiques pour notre santé. La nature est très intelligente! Tout ce qui est «faux» ou «abîmé», comme le sont la majorité des produits industriels, apporte plus de mal que de bien: en plus de ne pas contenir ces substances bénéfiques, les aliments provoquent un stress dans l’organisme par la présence de produits chimiques, d’informations fausses
ou encore de produits clairement toxiques. Alors que tous les ingrédients bruts, à l’état naturel, sont gorgés de précieuses substances anti-oxydantes. Elles sont quantifiées par un indice appelé ORAC (acronyme pour Oxygen Radical Absorbance Capacity).

Les végétaux sont composés, outre les macro-nutriments que nous connaissons bien et auxquels nous faisons le plus souvent référence (les protides, les lipides et les glucides), de phyto-nutriments et d’autres substances certes plus petites, mais ô combien intéressantes pour nous. Ces caractéristiques de la plante lui donnent à la fois une identité et des qualités propres. Plus l’aliment a un indice ORAC élevé plus il contient d’anti-oxydants toutes catégories confondues (vitamines A, E, C, phyto-nutriments et oligo-éléments).
Le potentiel anti-oxydant est le plus intéressant lorsque:
• la plante pousse dans des conditions difficiles (elle doit faire plus d’efforts)
• les végétaux sont colorés, et encore plus lorsque la couleur est rouge tirant même vers le noir (comme les baies)
• on ne traite pas chimiquement et que la plante doit se défendre toute seule contre les « attaques» naturelles
• l’analyse nutritionnelle montre une forte quantité de minéraux et oligo-éléments

• les aliments sont frais et ont peu voyagé. On estime que pour combattre l’effet de l’oxydation au quotidien, notre alimentation devrait atteindre une valeur de 5000 unités ORAC (l’unité utilisée est le μmol TE/100g c’est-à-dire la micromole de Trolox pour100 gr d’aliment). Pour les atteindre, voici quelques conseils simples :
• augmenter la part des légumes frais. Le top ? le brocoli avec un indice ORAC de 3083, et tous les crucifères
• user et abuser des aromates, épices fraîches et sèches : ail, persil, thym font partie des meilleures sources
• consommer des oléagineux. La noix, bien de chez nous, plafonne à 13540
• choisir des légumes et fruits bio, et manger la peau autant que possible
• préférer les légumes et fruits les plus colorés
• se mettre aux algues !
• napper délicatement ses plats d’huiles vierges non chauffées. La présence de vitamine E est particulièrement intéressante.

Plus exotiques, mais entrés dans nos habitudes culinaires et nos envies alimentaires : le cacao (cru de préférence), le gingembre, le curcuma, les baies de gogi, ou encore le poivre, doivent leur succès à leur excellent pouvoir anti-oxydant.
Finalement, sans se fatiguer à assimiler toutes ces données de chercheurs, comprenons simplement que manger local, biologique, frais et parfumé nous permet, sans y penser, de vivre en bonne santé.
Alors vive la cuisine saine et gourmande!

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