Miraaya – Jeunes Visionnaires

Miraaya - Jeunes Visionnaires

Miraaya Holistic Growth Center est une organisation extraordinaire, unique en son genre, dont le but est de préparer les enfants à la vie et pas seulement aux examens, grâce à des cours donnés dans leur propre centre ou en association avec des écoles et des institutions préscolaires. Miraaya soutient également la santé holistique et le bien-être des adultes par des sessions en ligne individuelles et des cours pour entreprises.

Miraaya a été cofondée par trois personnalités dynamiques : RAJESH CHAUDHARY, comptable et philanthrope, DR NIDHI BAJAJ GUPTA, physiothérapeute renommée et coach de vie et de leadership à travers le monde, et MEGHA BAJAJ, écrivain lauréate de prix littéraires, scénariste et éducatrice révolutionnaire.

Lancée en 2012, Miraaya a reçu plusieurs prix et distinctions à l’échelle nationale et internationale, et les deux sœurs comptent parmi les 50 femmes les plus inspirantes en Inde selon We Are The City.

Q  Qu’aimez-vous le plus dans l’enseignement? Racontez-nous un moment clé de votre carrière.

NG: Une tante qui vient de temps en temps en visite remarquera toujours qu’un enfant a grandi – ce que ne perçoivent pas ceux qui le voient tous les jours. C’est ainsi que je me sens lorsque je vois mes élèves une fois par semaine dans notre centre ou tous les trimestres dans les écoles. Je suis à même de les observer objectivement pour les aider avec amour à développer leurs forces et à s’améliorer dans les domaines où c’est nécessaire. J’aime pouvoir initier chez l’enfant une transformation qui l’aidera peut-être tout au long de sa vie. Ce rôle de mentor, de guide, me comble.

Une de mes élèves, que ses camarades de classe taquinaient, commençait à faire des complexes à propos de sa couleur de peau et de son apparence. Quand elle me l’a confié, j’ai voulu qu’elle dépasse cela d’une belle manière. En plus de diverses feuilles de travail et d’histoires axées sur la croissance de l’amour de soi, nous avons apporté deux lapins en classe : un blanc et un noir. Les enfants devaient interagir avec eux et partager leur expérience. J’ai demandé à cette élève si la couleur des lapins faisait une différence. Après avoir réfléchi un instant, elle a répondu : « J’ai compris maintenant, professeur, ce n’est pas la peau qui compte, mais ce qui est à l’intérieur.» J’ai ressenti une bouffée d’amour, de fierté et de bonheur grâce à la leçon essentielle qui avait été apprise ce jour-là.

MB: J’étais une enfant plutôt pensive, très créative, et un peu dyslexique. Même si j’ai étudié dans une des meilleures écoles de Mumbai – et je suis très reconnaissante pour tout ce que j’y ai appris – une partie de moi se sentait très seule et très incomprise. J’étais considérée soit comme hyper-timide, soit comme très arrogante. J’ai réalisé à l’adolescence à quel point il est important pour un enfant d’avoir un mentor, un coach de vie, quelqu’un qui puisse l’aimer et l’accepter tel qu’il est, tout en le poussant à être meilleur, à se dépasser. Comme je n’en ai pas eu, jusqu’à ce que je trouve mon mentor spirituel, j’ai senti qu’il fallait que je sois cette ancre dans la vie de beaucoup d’enfants pour leur éviter de gaspiller tant d’années à se trouver, comme ça m’est arrivé.

Il est profondément
satisfaisant de voir nos élèves
s’épanouir : les plus timides
trouver leurs marques,
les trop sûrs d’eux trouver
leur niveau, les plus
compatissants éprouver
encore plus d’amour pour
les autres et pour eux-mêmes,
et les plus créatifs trouver
leur moyen d’expression
privilégié.

Nous avions un élève issu d’une famille aisée, très intelligent, et qui avait l’air bien élevé. Ça l’avait rendu un peu arrogant, et condescendant quand il s’adressait aux autres enfants qui lui en voulaient. En classe nous avons joué une petite histoire avec des œufs; l’un d’eux s’imaginait qu’il pouvait constamment sauter d’un canapé en étant sûr que rien ne lui arriverait, et il a fini, hélas, par se casser lui aussi. Dans un environnement très aimant, et par l’expérience, nous avons réussi à faire comprendre à ce garçon de quoi il était question. Le fait qu’il en ait pris conscience – oui, je peux être sûr de moi, mais pas trop – m’a rendue heureuse.

Il est profondément satisfaisant de voir nos élèves s’épanouir: les plus timides trouver leurs marques, les trop sûrs d’eux trouver leur niveau, les plus compatissants éprouver encore plus d’amour pour les autres et pour eux-mêmes, et les plus créatifs trouver leur moyen d’expression privilégié.

Q Que pensez-vous du système éducatif conventionnel? Quels seraient les changements urgents à faire ?

NG: Je pense que les écoles font de leur mieux. Le hic, c’est qu’elles doivent tellement se concentrer sur les programmes d’études, et je trouve que le développement du QE (quotient émotionnel) d’un enfant ne devrait pas être entravé ni gêné. Je pense qu’un des changements les plus urgents et nécessaires serait de garantir qu’une heure par jour soit exclusivement consacrée à préparer les enfants à la vie. On ne peut pas se reposer sur le fait qu’ils vont l’apprendre comme ça, sur le tas.

MB: Les écoles font du bon travail – et certaines de l’excellent. De façon générale on prend de plus en plus conscience de l’importance de l’éducation holistique et du développement de l’enfant. Mais ce qui me préoccupe, c’est qu’avec une proportion enseignant/enfant de 1:20, ou 1:40, dans certaines écoles, comment l’enseignant pourrait-il connaître chaque enfant intimement et traiter la myriade de problèmes qui surgissent en lui? Je vois Miraaya comme un très bon appoint pour les écoles, car nous nous concentrons sur le développement holistique, le quotient émotionnel, et la formation de racines en nous efforçant d’insuffler aux enfants le sens de leur culture et la fierté de savoir d’où ils viennent et, à partir de là, où ils vont.

Q  Quels sont les défis que vous rencontrez dans le cadre de Miraaya ?

NG: Aucune organisation n’est parfaite, et Miraaya a encore beaucoup de chemin à faire. Nous cherchons constamment à apprendre et à nous améliorer. Notre équipe est formée de gens passionnés qui aiment les enfants, et qui aiment aussi travailler avec des adultes, mais notre sens des affaires a besoin de beaucoup se développer. Nous avons fait appel à des experts en gestion d’entreprises pour nous aider en 2018.

Q Quelles sont les méthodes alternatives ou progressistes chez Miraaya ? Et pourquoi ce nom, que signifie-t-il?

NG: Miraaya utilise beaucoup de techniques qui développent l’attention et encouragent l’enfant à prendre conscience de son monde intérieur. La nature, les relations, les animaux et les plantes sont primordiaux dans notre approche. Contrairement aux écoles, tenues à un programme et à des délais, nous nous concentrons uniquement sur le développement de l’être intérieur de l’enfant. Nous modifions souvent notre cours du jour pour répondre à un besoin urgent et particulier d’un enfant, ce qu’une école normale ne peut pas faire, même si elle le souhaitait. Bien plus qu’un ensemble de compétences, c’est l’attitude que nous développons chez l’enfant, ce qui l’aide dans tous les domaines.

Nous utilisons la méthode VAK (supports visuels, auditifs et kinesthésiques) dans notre salle de classe ce qui rend les sessions très vivantes. Pour rendre l’apprentissage plus passionnant et amusant, nous utilisons aussi des cartes mentales, des graphiques de l’âme, des diagrammes et des feuilles de travail pour « faire connaissance avec celui ou celle qui est en moi ». Après le cours, toute l’équipe se réunit pour discuter de la croissance et du progrès de chaque enfant et on consigne dans un livre des notes détaillées sur chacun d’eux. Nous les partageons avec les parents qui souhaitent nous rencontrer pour en discuter.

MB: Même si j’aime un grand nombre de nos méthodologies, ce sont nos feuilles de route qui sont uniques et vraiment hors normes. Conçues pour faire jaillir le meilleur de chaque enfant, elles ont été créées par des écrivains amoureux de la vie, de la langue, et de parfaits coaches en leadership qui ont l’expérience de la myriade de problèmes auxquels les enfants sont confrontés à l’échelle mondiale. Ils tiennent également compte des besoins des parents et des enfants pour résoudre les problèmes du quotidien. Miraaya peut s’intégrer dans n’importe quelle école dans le monde – nous avons déjà suivi plus de 25 000 élèves ayant fait l’expérience de Miraaya avec beaucoup de profit.

Q Avez-vous en tête quelques cas intéressants?

NG: Je pourrais vous citer des exemples chaque jour – car tant de changements tangibles et intangibles font désormais partie de notre quotidien. Celui qui me vient à l’esprit est le cas d’un petit garçon qui avait développé beaucoup d’agressivité et avait pris l’habitude de frapper les autres enfants. Au lieu de lui dire de ne pas le faire ou de lui faire sentir que c’était mal, je lui ai demandé de toucher doucement mon visage avec ses mains, en lui disant: «Les mains sont faites pour aimer.» J’ai ensuite plongé ses mains dans la terre et l’ai encouragé à faire du jardinage en lui disant: «Les mains sont faites pour créer la vie.» Je l’ai aussi encouragé à peindre en lui disant : «Les mains servent à s’amuser.» Lentement, il est tombé amoureux de ses mains et de lui-même. Et cette habitude de taper les autres s’est arrêtée d’elle-même.

Récemment sa mère, qui était à bout de nerfs, m’a envoyé un mail des États-Unis me racontant qu’il avait toujours été embarrassant pour elle de l’emmener chez ses cousins, sachant qu’il les frapperait, mais cet été-là il leur avait seulement donné des petites tapes, leur avait montré combien les mains étaient belles et leur avait appris tout ce qu’on pouvait faire avec elles.

MB: Une de mes étudiantes était persuadée de ne pas bien écrire. À chaque session nous lui avons un peu plus ouvert l’esprit, nous nous sommes assis avec elle dans la nature, laissant les mots lui venir et devenir pour elle un moyen d’exprimer ses pensées. Elle a fini par publier un petit article dans un journal national. Le bonheur que j’ai vu en elle m’a rendue heureuse.

Nos vies ont été remplies de ces petits miracles… c’est une telle satisfaction de savoir qu’on peut changer chez un enfant un « je ne peux pas » en un « je peux » ; qu’on a la possibilité de les aider à surmonter leurs peurs et certains doutes sur eux-mêmes en créant un environnement dans lequel ils ont le sentiment d’être un champion ; et surtout de pouvoir les amener jour après jour à aimer apprendre.

                                                                                                                       www.miraayathecentre.org

C’est une telle satisfaction de les aider à surmonter
leurs peurs et certains doutes sur eux-mêmes en créant
un environnement dans lequel ils ont le sentiment
d’être un champion ; et surtout de pouvoir les amener jour après jour à aimer apprendre.

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